Au sommaire de l’actualité économique de cette semaine,
• en France :
1. Enquête dans l’industrie au 2ème trimestre 2011 : une demande moins dynamique, des difficultés de recrutement accrues
2. Trésorerie des grandes entreprises en juillet 2011 : au plus haut depuis l’été 2007
3. Conditions d’octroi de crédit aux entreprises au 2ème trimestre 2011 : assouplissement pour les PME comme pour les grandes entreprises
4. Chômage en juin 2011 : +33 600 demandeurs d’emploi
5. Confiance des ménages en juillet 2011 : un léger mieux à confirmer
• A l’étranger :
6. Taux des dettes souveraines après le Sommet européen du 21 juillet : reflux dans les pays « périphériques », mais très vite suivi d’une remontée en Italie et en Espagne

La dernière enquête trimestrielle de conjoncture de l’INSEE dans l’industrie manufacturière met en évidence :
- un moindre dynamisme de la demande globale au printemps 2011 mais un maintien des perspectives pour le 3ème trimestre ;
- une accentuation des difficultés de recrutement confirmant le mouvement en cours depuis début 2010, avec un indicateur qui, sans avoir retrouvé son niveau d’avant crise, dépasse sa moyenne de longue période.
Cette évolution confirme :
- une orientation plus favorable du marché du travail dans l’industrie, déjà observée avec l’arrêt des destructions d’emploi au 1er trimestre 2011, pour la première fois depuis le 1er trimestre 2001 ;
l’inadéquation entre offres et demandes d’emploi, reflet des difficultés pour trouver la main d’œuvre correspondant aux besoins dans certains secteurs industriels.

* Selon les trésoriers des grandes entreprises interrogés par l’AFTE et Coe-Rexecode en juillet 2011 :
- la situation de trésorerie d’exploitation est aisée, avec un solde d’opinion à son plus haut niveau depuis juillet 2007 ;
- la remontée des marges de crédits bancaires amorcée en juin 2010 s’est poursuivie, l’indicateur étant à son plus haut niveau depuis août 2009 ;
- les délais de paiement continuent de se tendre depuis le début de l’année, mais de façon modérée.

* Selon la dernière enquête trimestrielle de la Banque de France auprès des établissements de crédit sur la distribution du crédit, les conditions d’octroi de crédit aux entreprises (toutes tailles confondues) se sont assouplies entre le 1er trimestre et le 2ème trimestre 2011. Cette évolution distingue la France de la moyenne de la zone euro où les conditions d’octroi de crédit sont restées presque inchangées.
* Dans le même temps, selon les établissements de crédit, la demande de crédit par les entreprises, PME et grandes entreprises, a baissé au 2ème trimestre 2011, pour la première fois depuis un an. Cette baisse est imputable pour l’essentiel aux demandes de crédit pour investissements.

* En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A inscrits à Pôle Emploi s’est établi à 2 720 400 en juin 2011, soit +1,3 % sur un mois. Sur un an, il a crû de +1,5 %1.
Par rapport au point bas de février 2008, le nombre de demandeurs d’emploi s’inscrit en hausse de 37 %.
* Cette hausse sur un an du nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A concerne :
- les femmes (+4,1%) plus que les hommes (-0,8 %) ;
- les personnes âgées de 50 ans et plus (+13%), alors que le nombre des demandeurs d’emploi de moins de 25 ans et celui de 25 à 49 ans baissent (respectivement -4,4% et -0,1%).
* S’agissant de l’ancienneté d’inscription sur les listes qui n’est disponible que pour la catégorie A + B + C, les demandeurs d’emploi de longue durée, c’est-à-dire depuis un an ou plus, se sont accrus de +10% sur un an (+0,6 % pour ceux de moins d’un an).
1+0,6 % sur un mois pour la catégorie A + B + C (catégorie A = actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi, catégorie B = actes positifs de recherche d’emploi, en activité réduite courte, catégorie C = actes positifs de recherche d’emploi, en activité réduite longue), +4 % sur un an.

* Après trois mois de stabilité, l’indicateur synthétique de confiance des ménages s’est redressé en juillet 2011, pour la première fois depuis novembre 2010. Néanmoins, il reste très inférieur à sa moyenne de longue période.
* Ce redressement de l’indicateur synthétique en juillet recouvre :
- une nouvelle modération des craintes d’accélération d’inflation (mais indicateur toujours supérieur à sa moyenne de longue période) ;
- un redressement pour le 2ème mois consécutif de la propension à faire des « achats importants » (meubles, électroménager, matériels électroniques ou informatiques, etc.), qui reste à un niveau bas, et symétriquement, une baisse de la propension à épargner, qui reste toujours élevée.
- une remontée des anticipations de chômage.

* L’annonce du plan de soutien de la Grèce lors du Sommet européen du 21 juillet a été suivie d’une certaine détente des taux de rendement des obligations d’Etat à 10 ans dans les pays les plus fragiles de la zone euro, et de façon plus marquée, en Grèce, en Irlande et au Portugal.
* Néanmoins, ce reflux a été très éphémère en Espagne et en Italie, où leurs taux sur les dettes souveraines se sont de nouveau accrus dès la semaine suivante. Par ailleurs, l’interruption de la baisse du taux grec observée cette semaine confirme l’instabilité de la situation dans ce pays.
* A contrario, les taux sur les obligations d’Etat ont accentué leur baisse en Allemagne, et dans une moindre mesure en France, signe que les dettes de ces pays, et d’abord de l’Allemagne, sont considérées comme un placement plus sûr par les investisseurs.
Consulter l’Actu-Eco au format PDF
MEDEF Actu-Eco de la semaine du 25 juillet 2011
Au sommaire de l’actualité économique de cette semaine,
• en France :
1. Enquête dans l’industrie au 2ème trimestre 2011 : une demande moins dynamique, des difficultés de recrutement accrues
2. Trésorerie des grandes entreprises en juillet 2011 : au plus haut depuis l’été 2007
3. Conditions d’octroi de crédit aux entreprises au 2ème trimestre 2011 : assouplissement pour les PME comme pour les grandes entreprises
4. Chômage en juin 2011 : +33 600 demandeurs d’emploi
5. Confiance des ménages en juillet 2011 : un léger mieux à confirmer
• A l’étranger :
6. Taux des dettes souveraines après le Sommet européen du 21 juillet : reflux dans les pays « périphériques », mais très vite suivi d’une remontée en Italie et en Espagne
La dernière enquête trimestrielle de conjoncture de l’INSEE dans l’industrie manufacturière met en évidence :
- un moindre dynamisme de la demande globale au printemps 2011 mais un maintien des perspectives pour le 3ème trimestre ;
- une accentuation des difficultés de recrutement confirmant le mouvement en cours depuis début 2010, avec un indicateur qui, sans avoir retrouvé son niveau d’avant crise, dépasse sa moyenne de longue période.
Cette évolution confirme :
- une orientation plus favorable du marché du travail dans l’industrie, déjà observée avec l’arrêt des destructions d’emploi au 1er trimestre 2011, pour la première fois depuis le 1er trimestre 2001 ;
l’inadéquation entre offres et demandes d’emploi, reflet des difficultés pour trouver la main d’œuvre correspondant aux besoins dans certains secteurs industriels.
* Selon les trésoriers des grandes entreprises interrogés par l’AFTE et Coe-Rexecode en juillet 2011 :
- la situation de trésorerie d’exploitation est aisée, avec un solde d’opinion à son plus haut niveau depuis juillet 2007 ;
- la remontée des marges de crédits bancaires amorcée en juin 2010 s’est poursuivie, l’indicateur étant à son plus haut niveau depuis août 2009 ;
- les délais de paiement continuent de se tendre depuis le début de l’année, mais de façon modérée.
* Selon la dernière enquête trimestrielle de la Banque de France auprès des établissements de crédit sur la distribution du crédit, les conditions d’octroi de crédit aux entreprises (toutes tailles confondues) se sont assouplies entre le 1er trimestre et le 2ème trimestre 2011. Cette évolution distingue la France de la moyenne de la zone euro où les conditions d’octroi de crédit sont restées presque inchangées.
* Dans le même temps, selon les établissements de crédit, la demande de crédit par les entreprises, PME et grandes entreprises, a baissé au 2ème trimestre 2011, pour la première fois depuis un an. Cette baisse est imputable pour l’essentiel aux demandes de crédit pour investissements.
* En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A inscrits à Pôle Emploi s’est établi à 2 720 400 en juin 2011, soit +1,3 % sur un mois. Sur un an, il a crû de +1,5 %1.
Par rapport au point bas de février 2008, le nombre de demandeurs d’emploi s’inscrit en hausse de 37 %.
* Cette hausse sur un an du nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A concerne :
- les femmes (+4,1%) plus que les hommes (-0,8 %) ;
- les personnes âgées de 50 ans et plus (+13%), alors que le nombre des demandeurs d’emploi de moins de 25 ans et celui de 25 à 49 ans baissent (respectivement -4,4% et -0,1%).
* S’agissant de l’ancienneté d’inscription sur les listes qui n’est disponible que pour la catégorie A + B + C, les demandeurs d’emploi de longue durée, c’est-à-dire depuis un an ou plus, se sont accrus de +10% sur un an (+0,6 % pour ceux de moins d’un an).
1+0,6 % sur un mois pour la catégorie A + B + C (catégorie A = actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi, catégorie B = actes positifs de recherche d’emploi, en activité réduite courte, catégorie C = actes positifs de recherche d’emploi, en activité réduite longue), +4 % sur un an.
* Après trois mois de stabilité, l’indicateur synthétique de confiance des ménages s’est redressé en juillet 2011, pour la première fois depuis novembre 2010. Néanmoins, il reste très inférieur à sa moyenne de longue période.
* Ce redressement de l’indicateur synthétique en juillet recouvre :
- une nouvelle modération des craintes d’accélération d’inflation (mais indicateur toujours supérieur à sa moyenne de longue période) ;
- un redressement pour le 2ème mois consécutif de la propension à faire des « achats importants » (meubles, électroménager, matériels électroniques ou informatiques, etc.), qui reste à un niveau bas, et symétriquement, une baisse de la propension à épargner, qui reste toujours élevée.
- une remontée des anticipations de chômage.
* L’annonce du plan de soutien de la Grèce lors du Sommet européen du 21 juillet a été suivie d’une certaine détente des taux de rendement des obligations d’Etat à 10 ans dans les pays les plus fragiles de la zone euro, et de façon plus marquée, en Grèce, en Irlande et au Portugal.
* Néanmoins, ce reflux a été très éphémère en Espagne et en Italie, où leurs taux sur les dettes souveraines se sont de nouveau accrus dès la semaine suivante. Par ailleurs, l’interruption de la baisse du taux grec observée cette semaine confirme l’instabilité de la situation dans ce pays.
* A contrario, les taux sur les obligations d’Etat ont accentué leur baisse en Allemagne, et dans une moindre mesure en France, signe que les dettes de ces pays, et d’abord de l’Allemagne, sont considérées comme un placement plus sûr par les investisseurs.
Consulter l’Actu-Eco au format PDF